De l’importance de faire le saut


giphy

Mon alter ego.

Allô.

C’est nono pareil, les angoisses.

Ça fait des années que je me dis que je vais écrire un livre, ou un blog, ou un journal intime, ou, ou, ou. Le journal intime, ça va. Si c’est poche, y’a juste moi qui le sait. J’ai recommencé à en tenir un y’a quelques mois, avec l’objectif de documenter mon célibat, qui n’aura finalement duré que l’espace d’un cahier et d’un voyage à Cuba (la vie est ben faite pareil).

Ça fait des années donc que je veux partager mes écrits et que je remets le projet, par insécurité, notamment. Même si je sais ben que la planète tout entière se mettra pas à lire demain matin mes élucubrations, j’ai peur du regard de ceux qui me liront, des regards qui diront «c’est vraiment à chier!» pendant que la bouche articulera «c’est vraiment super bon!».

On s’en fout, que vous m’direz. C’est vrai, qu’on s’en fout. On s’en fout que vous aimiez pas que je mette des virgules partout, comme ça, pour compartimenter mes phrases, comme je compartimente tout ce qui entre dans ma tête. Sûrement même que je respecte pas les règles grammaticales en lien avec l’utilisation de la virgule. Anyway.

Le fait est que, chaque fois que j’ai manqué de ressources, que j’avais besoin de sentir que j’étais pas toute seule à vivre quelque chose, j’ai parcouru le Web à la recherche de blogues. J’ai lu comme ça des morceaux de vie de dizaines de personnes qui traversaient les mêmes expériences que moi. Des gens atteints d’une maladie chronique, des gens angoissés, des étudiants, des femmes prises dans des relations de marde, des névrosés qui babillent n’importe quoi, du monde en thérapie, des gens qui désirent plus leur conjoint, des filles qui donnent des trucs pour faire sociabiliser leurs chats… Je cherchais, dans tous les cas, à me rassurer. Je voulais savoir qu’on était au moins deux sur la planète à s’inquiéter de la même affaire. Parce que si on est deux, je suis pas toute seule, et ça veut dire que je suis normale. Ça m’étonne (est-ce vraiment étonnant?), mais j’ai toujours trouvé.

J’ai eu envie de faire pareil comme ces gens-là qui m’avaient aidée sans le savoir. En bonne énarvée un peu désordonnée, j’ai décidé de m’y mettre aussi, de m’épancher et de faire ma part en partageant ce qui me touche, ce dont j’ai envie de parler. Desfois c’est ben sérieux, d’autres fois pas. Desfois c’est des histoires vécues, d’autres fois c’est des trucs pas possibles inventés de toute pièce. D’ailleurs, je me suis assurée d’inclure des outils pour que le monde s’y retrouve dans mon bordel. Ça fait que c’est toute classé par catégories pis par mots clés, au cas.

Dans l’cas où t’aurais abouti ici par erreur et que tu trouves pas de quoi te rassurer, fais-toi en pas. T’es normal-e pareil.


À propos L'énervée

Drama queen anxieuse un peu bougonneuse qui étudie en psycho (classique) et qui aime ben rire de ses travers. Aimerait se réincarner en chat (pour fouèrrer pis manger) et avoir accès à la plus grosse réserve de laine au monde (parce que tricoter, ça la calme). Possède une quantité inquiétante de journaux intimes remplis. Est passée par une phase gothique à l'adolescence. Est un être humain décent. À pense, en téka.

Laissez un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *